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Qui suis-je ?

Je m'appelle Arnaud Vanbalberghe, j'ai été formé à l'apiculture avec mon père par un apiculteur local alors que je venais de passer mon bac à Font Romeu, en 2010. J'ai désormais une centaine de ruches qui profitent de la plaine de Janvier à Avril, puis remontent sur nos plateaux de Mai à Décembre.

Je propose des produits de la ruche, des formations à l'apiculture amateur, des visites agri touristiques et d'autres formules d'accompagnement.

C’est en 2022 que je lance officiellement le Rucher de Prats d’Amont, nom que mon père avait donné à son rucher.  Ce n’est pas mon seul métier, je suis ingénieur de formation et ai monté une SCOP qui fait de la vulgarisation et de la formation sur les sujets environnementaux et écologiques (climat, énergie). 

Cela me permet de diversifier mes activités et ne pas me retrouver sous des pressions qui m’amèneraient à renoncer à des pratiques extensives auprès de mes abeilles, ou à devoir faire du volume pour tenir des engagements financiers. Ca parait bête, mais jusque là l'apiculture reste un plaisir, je ne voudrais pas devoir bâcler du travail par contrainte de temps ou de pression de travail. 

Je propose de plus en plus de transmettre à mon tour ce qu’on m’a transmis. J’invite les vacanciers à découvrir les ruches et les essaims de l’intérieur de la tenue d’apiculteur, je fais des formations, et tiens plus ou moins conférence autour de l’apiculture et du monde des abeilles avec ce que j’en ai compris. 

Comment est ce que je travaille ?

J'ai la chance de pouvoir me permettre de ne pas soutirer un maximum de miel à mes abeilles, et de ne pas avoir à suivre les floraisons et les miellées pour optimiser ma production, je peux privilégier le partenariat à l'exploitation. Je ne transhume mes ruches que deux fois par ans : une fois en Janvier en direction de la plaine du Roussillon, dans les vergers, puis une fois entre Avril et Mai, en direction de mon lieu de vie en Cerdagne, à 1700m d'altitude. 

Ainsi mes abeilles peuvent vivre deux printemps: 

En Janvier, les montagnes sont enneigées mais la plaine commence à se fleurir avec le mimosa, l’amandier, la fin du romarin… En Mai c’est la fin du printemps dans le roussillon, mais le début du printemps en montagne, les dernières chutes de neige étant généralement en Avril. 

Passer l'hiver en montagne permet à mes ruches d'éviter les frelons et les traitements des olivier en plaine à l'automne. Les abeilles sont forcées à faire un véritable hivernage et de cesser la ponte. Elles redémarrent comme cela très fortement en Janvier dans le Roussillon où automne, hiver et début de printemps se mélangent. 

 Je les laisse donc profiter des premières floraisons en bas, je les aide à se multiplier pour faire mes divisions, qui compensent la mortalité hivernale. En parallèle avec le surplus je produis le premier miel de l’année, un miel de Garrigue, ou un miel de fleurs du Roussillon tendance acacia.

Du fait de mes pratiques extensives, de laisser le temps aux abeilles de produire ce qu’elles peuvent, la nature de ma production est très variable d'une année sur l'autre.  Les mêmes ruches au même endroit au même moment ne donneront pas la même récolte d’une année à l’autre. 

Des anciens de Cerdagne me disent souvent que mon miel leur rappelle le miel de leur jeunesse, qu'il fait un peu miel « à l’ancienne ». Je prends le compliment, car cela me parait cohérent. Le miel de l’époque, souvent en production artisanale, était un pur produit local qui reflétait les fleurs et la santé de l'environnement des abeilles, avant que toutes les prairies ne soient semées et les zones sauvages anthropisées. 

J’ai la chance d’avoir un milieu encore relativement intact en haute montagne, cela se ressent sans doute dans le miel.