Fin Mars 2026, je suis au volant de ma petite Yaris, qui, si on tasse bien, permet de rentrer jusqu'à 6 ruches Layens, ou 10 ruchettes et une passagère si ma compagne accepte d'avoir deux ruchettes vrombissantes sur les genoux.
Le printemps est une période assez technique et de vigilance. Les divisions occupent beaucoup car si on ne surveille pas les abeilles, elles pourraient partir s'installer derrière un volet et se retrouver avec fort peu de considération.
Mais au delà de ça, au delà des contrôles de ponte et de la santé de la reine, il y a le retour du varroa.
Le varroa, de son petit nom vernaculaire "Varroa DESTRUCTOR" (au cas où il n'était pas clair dès le début que ce n'est pas un truc très sympathique), est un espèce de poux qui vient se greffer sur le dos des abeilles lors de leur métamorphose en abeilles des larves. Une fois reproduite, elle se répand dans la ruche et va pomper la lymphe des abeilles, de ce que j'en ai compris.
De notre côté, il faut donc utiliser divers traitements pour endiguer le développement du parasite, car une ruche qui est envahie par le varroa subit une surmortalité du couvain, ce qui va épuiser et effondrer la colonie à terme. On le repère facilement à la ponte éparse que l'infestation de varroa provoque, ou au couvain piqué, les abeilles vérifiant si les larves sont en vie ou non (et en l’occurrence s'il y a infestation : non).
Les varroas sont les espèces de poux un peu pourpre que l'on voit sur le dos de l'abeille vers la 30eme seconde ! C'est assez petit, couleur violet / pourpre, ça se promène, en début de vidéo il est plus sur la tête de l'abeille.
Alors on passe diverses molécules dans la ruche. Pratiquant le bio sans certification, j'utilise trois molécules différentes (il n'y en a qu'une en conventionnel, l'amitraze, et j'espère ainsi lutter contre la résistance à long terme de la bestiole en variant les produits) : le thymol, issu du thym, l'acide formique, issu des fourmis, l'acide oxalique, issu de l'oseille.
Cette année c'est oxalique & formique. L'oxalique reste le plus pratique de mon point de vue avec une posologie assez ergonomique.
Les molécules ne fonctionnant que sur les parties accessibles à l'air libre, les varroa cachés dans les cellules de couvain ne seront pas touchées, aussi faut il repasser cinq jours plus tard, puis encore cinq jours plus tard. On s'amuse, au printemps !